Nefeli Papadimouli ANAMESA
Commissaire : Eva Wittocx

20 novembre 2026 – 9 mai 2027
M Leuven suit le travail de Nefeli Papadimouli depuis quelques années déjà et l’a invitée une première fois en 2021, dans le cadre du festival Playground. Cinq ans plus tard, l’artiste revient à M Leuven pour y présenter ANAMESA, sa première exposition individuelle en Belgique. L’exposition comporte des œuvres récentes, dans des médias divers, ainsi que de nouvelles sculptures textiles et une performance créée spécialement pour l’exposition.
Forte d’une formation en architecture et en arts plastiques, Nefeli Papadimouli (°1988, Athènes) exerce une pratique artistique variée qui englobe la sculpture, l’installation, la vidéo et la performance. Elle s’inspire de la phénoménologie, du féminisme et de la théorie politique pour explorer la manière dont la distance, la proximité et le mouvement façonnent le vivre-ensemble, des conflits, des négociations et des interdépendances.
L’œuvre sculpturale de Papadimouli se caractérise par un langage visuel puissant dans lequel matériaux et formes s’entremêlent méticuleusement et suggèrent des corps humains. Mais ces évocations corporelles récurrentes dans ses sculptures textiles monumentales et dans ses installations sont en même temps des images, des refuges, des supports, des costumes et des prolongements du corps.
ANAMESA
Le titre de l’exposition, Anamesa, signifie en grec « entre » ou « au milieu » et fait référence à un état d’existence entre différentes positions : entre le corps et l’architecture, entre l’individu et la société, entre l’être humain et son environnement.
Papadimouli explore la manière dont les êtres humains, les objets et l’environnement s’influencent sans cesse et se transforment mutuellement. En ce sens, la plupart de ses œuvres se composent de plusieurs phases ou manifestations et se situent à mi-chemin entre achevé et inachevé, intégralité et fragmentation, sculpture autonome et objet performatif.
L’exposition à M Leuven présente, entre autres, l’installation vidéo Être forêts (2021), qui provient de la collection du Frac Grand-Large à Dunkerque ; Idiopolis (2024), une installation monumentale qui occupe un espace entier, prêtée par le Frac-Artothèque en Nouvelle-Aquitaine, ainsi qu’une sélection de dessins et de sculptures.
Pour l’exposition, Papadimouli crée en outre de nouvelles œuvres dans la continuité de la série de sculptures textiles récemment entamée, Folders (2026). Ce corpus d’œuvres en constante évolution se constitue de sculptures portables, de textiles peints à la main et de performances qui explorent la forme humaine fragmentée. Papadimouli prend pour point de départ le langage formel organique de l’Art nouveau et en distille un langage visuel singulier, fait de figures et de motifs géométriques abstraits. La patte de l’artiste se reconnaît à ses réflexions à la fois subtiles et pertinentes sur des défis sociétaux actuels, tels que l’impact de la crise, la fugacité et différentes possibilités de redressement.
Performance durant Playground
L’exposition s’ouvre en même temps que Playground, le festival de l’art de la performance. Lors de la soirée inaugurale du festival, le jeudi 19 novembre, Papadimouli présente sa nouvelle performance Always more than one. L’œuvre puise son inspiration dans la philosophie d’Erin Manning et interroge la façon dont le corps individuel se fond dans un tout collectif et relationnel.
Au cours de cette performance, les sculptures textiles Folders, revêtues comme une seconde peau, entrent en mouvement. Ce qui apparaît au premier abord comme une œuvre d’art ou un paysage statique se transforme en un environnement vivant dans lequel le corps, la matière et l’espace se métamorphosent, et où les corps individuels se dissolvent temporairement en une présence collective.
Biographie
Nefeli Papadimouli (°1988, Athènes) vit et travaille à Paris et à Athènes. Elle est diplômée de la Faculté d’architecture de l’Université polytechnique nationale d’Athènes et titulaire d’un master en arts plastiques de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris.
Son œuvre a fait l’objet de nombreuses expositions individuelles, entre autres, au Grand Café et au Radôme, à Saint-Nazaire (2026) ; à THE PILL, à Paris (2026) ; à la Galerie du Regard – Résidence Blason, au Havre (2025) ; et à l’École d’Art et à La Barcarolle, Théâtre national, à Saint-Omer (2024). En 2021, Papadimouli a créé Skinscapes, une sculpture et une performance que M Leuven lui a commandées pour le festival Playground. L’œuvre a ensuite voyagé dans différents lieux à travers le monde.
Papadimouli a également créé des performances pour des institutions internationales et a participé à de multiples expositions de groupe, entre autres, au Frac Artothèque Nouvelle-Aquitaine, à Limoges (2026) ; à la galerie Romero Paprocki, à Milan (2026) ; à la Fondation Hermès, à Tokyo (2025) ; au New Museum × Deste Foundation en partenariat avec le Musée Benaki, à Athènes (2025) ; au Louvre-Lens (2025) ; à la 17e Biennale de Lyon (2024) ; et à la Biennale d’art asiatique au Musée national des Beaux-Arts de Taïwan (2024). Ses œuvres ont intégré des collections publiques et privées.
Informations complémentaires
Durant Playground
Les nouvelles œuvres d’ANAMESA, l’exposition individuelle de Papadimouli à M Leuven seront présentées lors de Playground sous le thème Always more than one :
- Jeudi 19 novembre — 19h00–21 h00
- Vendredi 20 novembre — 13h00–15h00 et 16h00–18h00
- Samedi 21 novembre — 13h00–15h00 et 16h00–18h00
- Dimanche 22 novembre — 13h00–15h00 et 16h00–18h00
Dans le cadre du festival Playground, Papadimouli s’entretiendra avec Keren Detton, directrice du FRAC Grand Large à Dunkerque, qui suit sa pratique et soutient son travail depuis plusieurs années et a fait entrer des œuvres de l’artiste dans la collection du Frac.
Dialogue – Discussion avec Keren Detton | 20 min
- Vendredi 20 novembre — 15h00–15h20
- Langue : anglais
- au Forum de M Leuven
Matériel visuel
