«Scultori Fiamminghi. Sculpteurs flamands en Italie»
Commissaire de l'exposition : Marjan Debaene

09.10.26 - 28.02.27
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
À l’automne 2026, M Leuven mettra en lumière pour la première fois les échanges artistiques entre l’Italie et les Pays-Bas historiques au XVI e siècle. À travers des chefs-d’œuvre provenant de musées internationaux, l’exposition racontera l’histoire fascinante des influences réciproques, du savoir-faire virtuose et de la soif d’innovation. Des sculptures, des tableaux, des dessins et des gravures montrent à quel point, sous l’influence de l’Italie, les artistes des Pays-Bas historiques ont marqué de leur empreinte le langage formel de la Renaissance.
« L’exposition Scultori Fiamminghi nous fait prendre conscience à quel point la mobilité, les échanges et les réseaux internationaux ont fait progresser l’art et la culture – une histoire qui entre plus que jamais en résonance avec notre présent. » – Bert Cornillie, échevin de la Culture et président du conseil d’administration de M Leuven
Les précurseurs aux Pays-Bas
Au début du XVIe siècle, des pionniers tels que Jan Gossaert, Pieter Coecke van Aelst et Cornelis Floris ont introduit la Renaissance italienne en Flandre. Peu à peu, les sculpteurs flamands ont définitivement abandonné le style gothique. Ainsi, l’exposition nous fait découvrir Jacques Dubroecq, le premier véritable sculpteur de la Renaissance dans nos régions. Après son voyage en Italie, l’artiste de la cour de Marie de Hongrie fut le premier à mettre en pratique ce qu’il avait observé de l’autre côté des Alpes. Des œuvres de figures de transition, telles que Jacques Jonghelinck, occupent aussi une place importante dans l’exposition.
Les Fiamminghi au-delà des Alpes
La Renaissance s’est frayé un chemin vers la Flandre, de même que de nombreux artistes flamands ont pris le chemin de l’Italie. Ainsi, Giambologna (Jean [de] Boulogne) a traversé les Alpes pour ne plus jamais revenir. Il a construit une œuvre novatrice et influente dans son atelier florentin, devenu un aimant pour les talents du Nord, tels que Pietro Francavilla, Johann Gregor van der Schardt et Adriaen De Vries. À Rome, des Flamands aux noms à consonance italienne, tels qu’Egidio Della Riviera, Nicolo Pippi et Coppe Fiammingo étaient déjà tout aussi influents vers 1575.
Grâce à leur maîtrise technique et à leur innovation stylistique, l’influence de ces scultori fiamminghi s’est étendue à toute l’Europe, des pays scandinaves à la cour d’Espagne.
L’exposition s’achève par des œuvres de la famille de sculpteurs bruxellois Duquesnoy et des frères Robert et Andries De Nole, originaires d’Utrecht. Leur œuvre montre de quelle manière la Contre-Réforme a donné un nouvel élan à la sculpture religieuse à la fin du XVIe siècle.
Pièces maîtresses
L’exposition présente des sculptures du XVIe siècle de la collection M Leuven ainsi que des pièces maîtresses provenant de musées internationaux, tels que le Bargello et les Offices (Florence), le Louvre (Paris), le V&A (Londres), le Rijksmuseum (Amsterdam), le Kunsthistorisches Museum (Vienne), les collections du Vatican et diverses églises et collections privées. Grâce à cette liste impressionnante de prêteurs internationaux, cette exposition consolide la position du musée en tant que référence en matière de sculpture médiévale et de la Renaissance.
« L’exposition offre un nouvel éclairage sur les échanges artistiques entre les Pays-Bas historiques et l’Italie. Un éclairage qui s’appuie sur des recherches récentes, et confirme que M Leuven est un centre de connaissance faisant autorité en matière de sculpture du Moyen-Âge et de la Renaissance », explique Marjan Debaene, directrice du département d’art ancien de M Leuven et commissaire de l’exposition.
M Leuven est le moteur du réseau international de recherche ARSD
L’exposition s’inscrit par ailleurs dans le prolongement des recherches menées par l’ARDS [Association for Research and Documentation on medieval and Renaissance Sculpture], un réseau international de recherche dont M Leuven est le moteur et dont Marjan Debaene – commissaire d’expositions et directrice du département d’art ancien – est la coordinatrice. Le musée abrite également la bibliothèque scientifique et le centre de documentation de l’ARDS et dispose d’une collection exceptionnelle de cette période.
Un colloque intitulé Beyond the Alps. Artistic Exchanges between the Low Countries and Italy in Medieval and Renaissance Sculpture [Au-delà des Alpes. Échanges artistiques entre les Pays-Bas historiques et l’Italie en matière de sculpture du Moyen-Âge et de la Renaissance] s’est tenu à Rome en 2023.Le 13e colloque de l’ARDS se tiendra les 26 et 27 novembre 2026 à M Leuven avec pour sujet Innovative research tools and methodologies for the study of medieval and renaissance sculpture [Les outils de recherche innovants et méthodologies novatrices pour l’étude de la sculpture du Moyen-Âge et de la Renaissance].
DOSSIER DE PRESSE
Une tapisserie monumentale de Pieter Coecke van Aelst restaurée en profondeur pour l’exposition

photo : KBC – Snijders&Rockoxhuis.
Trois scènes de la vie de l’apôtre Paul
La tapisserie L’Arrestation de saint Paul, un prêt de la Maison Snijders&Rockox à Anvers, raconte une histoire ; plus précisément trois scènes de la vie de l’apôtre Paul. Après avoir prêché la parole de Jésus à Jérusalem, les habitants le chassent.
À droite, on voit un commandant de l’armée romaine parvenir de justesse à retenir la foule enragée et à sauver Paul en l’arrêtant. À l’arrière-plan, à droite, Paul s’adresse une nouvelle fois à la population du haut des marches, dans l’espoir de la convaincre. En vain.
Finalement, il est transféré par bateau vers la ville romaine de Césarée, comme l’illustre la petite représentation en haut à gauche.
Les textes en latin en haut de la tapisserie décrivent ces événements.
La conception de cette tapisserie imposante de 4m30 sur 8m24 est l’œuvre de Pieter Coecke van Aelst, un artiste originaire des Pays-Bas, parmi les plus influents de la Renaissance. Il a vraisemblablement effectué un voyage à Rome dans sa jeunesse, mais il s’est aussi familiarisé avec l’art de la Renaissance italienne plus près de chez lui.
Influence de Raphaël
Quelques années auparavant, le pape Léon X avait fait réaliser une série prestigieuse de tapisseries pour la chapelle Sixtine, dont il avait confié la conception à nul autre que Raphaël. Pour le tissage des tapisseries, le pape avait toutefois choisi un atelier bruxellois, auquel il avait envoyé les dessins de Raphaël, en 1516. Ils y sont restés exposés pendant de nombreuses années. Selon toute probabilité, Pieter Coecke van Aelst les a étudiés et s’en est inspiré pour ses propres créations.
Restaurée par Manufactuur De Wit
À l’occasion de l’exposition Sculturi Fiamminghi, l’entreprise de renommée internationale Manufactuur De Wit, spécialisée dans la conservation et la restauration de tapisseries historiques, s’est vu confier la restauration de l’œuvre.
La conservation a commencé par la recouture et le renforcement des coutures déchirées et effilochées, en raison de la pression causée par le poids de la tapisserie. Ensuite, les parties fragilisées ont été consolidées. Il s’agissait surtout des sections en soie claire.
- Au dos de la tapisserie, on a posé un tissu de consolidation de la couleur appropriée. De très fins points de couture ont permis de renouer les parties élimées à l’avant à la trame de consolidation. Ainsi, chaque zone fragile a pu être systématiquement reliée à une partie plus solide du tissu environnant.
- Pour finir, une doublure de renfort a été apposée au dos de la tapisserie, ce qui la protège de la poussière et de la lumière, tout en lui apportant un soutien supplémentaire. C’est également sur cette doublure qu’on a fixé le système d’accrochage autoagrippant, de sorte que la tapisserie peut être exposée en toute sécurité.
Une galerie en bois de 1549, présentée dans toute sa splendeur d’origine
Pour la première fois depuis son démantèlement au XIXe siècle, et spécialement pour l’exposition Scultori Fiamminghi à M Leuven, la loggia monumentale du palais urbain Den Grooten Sot, édifié à Anvers au cours du XVIe siècle, est reconstituée en grande partie. Pour ce faire, le MAS a prêté les éléments originaux en bois que le musée conserve.
Pieter Coecke van Aelst, Loggia de la demeure patricienne anversoise Den Grooten Sot, détail,AV.0860, MAS | Museum aan de Stroom, Anvers
Pieter Coecke van Aelst, Loggia de la demeure patricienne anversoise Den Grooten Sot, détail,AV.0860, MAS | Museum aan de Stroom, Anvers, Bart Huysmans & Michel Wuyts
Pieter Coecke van Aelst, Loggia de la demeure patricienne anversoise Den Grooten Sot, (détail) AV.0860, MAS | Museum aan de Stroom, Anvers, photo: Bart Huysmans & Michel WuytsLa galerie de 1549, qu’on attribue à l’artiste polyvalent (1502-1550), faisait partie de la demeure patricienne anversoise Den Grooten Sot. Elle se distingue par ses riches sculptures sur bois qui représentent, entre autres, des guirlandes de fruits, des coquillages, des satyres et autres figures mythologiques.
Focus sur quatre prêts internationaux d’exception
Les œuvres des scultori fiamminghi sont disséminées à travers diverses et multiples collections. Afin de pouvoir raconter leur histoire, M Leuven a travaillé en partenariat étroit avec des musées étrangers qui conservent ces collections. À eux seuls, le V&A (Londres), le Louvre (Paris), le Rijksmuseum (Amsterdam) et la Galerie Borghèse (Rome) prêtent quelque 35 chefs-d’œuvre pour cette exposition. En voici quelques-uns :
Giambologna, Femme allongée en train d’écrire (Géométrie et Astrologie), (1565-1570)
Prêt: Victoria and Albert Museum, Londres
%C2%A9%20Victoria%20and%20Albert%20Museum%2C%20London.jpg)
La figure de proue des scultori fiamminghi est le Flamand Jean de Boulogne, alias Giambologna. Sa notoriété connaît une percée fulgurante en 1583, lorsqu’il présente son Enlèvement des Sabines, que l’on peut encore admirer à ce jour sur la célèbre Piazza della Signoria à Florence. Dès son dévoilement, de jeunes artistes se bousculèrent au portillon de son atelier pour devenir ses apprentis.
Giambologna ne réalise pas lui-même toutes les sculptures que produit son atelier. Il compte en effet des dizaines d’apprentis et de collaborateurs, spécialisés dans la taille du marbre ou la fonte du bronze – des tâches dont Giambologna est moins friand. Ce que Giambologna accomplit cependant toujours lui-même, car il excelle en la matière, c’est le modelage en argile ou en cire.
Voici l’un de ces modèles en argile ou en terre cuite réalisés de la main du maître. Il s’agit d’une personnification de la Géométrie et de l’Astrologie – d’où le globe terrestre sous ses bras. Les apprentis peuvent ensuite s’appuyer sur ces modèles pour réaliser une version en marbre ou en bronze.
Pour Giambologna, le modelage constitue l’expression ultime de la créativité artistique. Une conviction inspirée par nul autre que Michel-Ange, qu’il a réussi à rencontrer lors de son séjour à Rome, dans sa jeunesse. Giambologna lui a montré avec grande fierté l’une de ses sculptures en argile. Michel-Ange l’a examinée et l’a entièrement remodelée avant de lui adresser les paroles critiques suivantes : « Apprenez d’abord à modeler, avant de vous lancer dans la finition. » C’est une leçon que Giambologna gardera toute sa vie à l’esprit.
Francesco Bordoni et Francavilla, Captifs provenant du décor du piédestal de la statue équestre d’Henri IV sur le pont Neuf, (1614-1618)
Prêt: Musée du Louvre, Paris
La réputation de Giambologna et de son atelier s’étend bien au-delà de Florence. Tant et si bien que, lorsque le roi Henri IV de France souhaite ériger une immense statue équestre à son effigie à Paris, il n’entrevoit qu’un seul artiste capable de la réaliser : Giambologna.
Et l’artiste conçoit une sculpture grandiose : Henri IV assis sur un cheval majestueux, perché sur un piédestal au bas duquel sont représentés quatre personnages captifs. Ils personnifient les continents soumis au roi de France. Deux de ces quatre sculptures, à savoir l’Afrique et l’Europe, sont exposées ici.
Étant trop occupé à Florence, Giambologna envoie l’un de ses principaux collaborateurs à Paris : Pierre Franqueville – ou, de son nom italien, Pietro Francavilla. Les travaux avancent toutefois si lentement que Giambologna meurt avant que l’ensemble ne soit achevé. Les sculptures que vous voyez ici ont donc bien été imaginées par Giambologna, mais réalisées par Franqueville.
Plus loin dans cette salle, dans la vitrine adossée au mur, vous pouvez voir une version miniature de la statue équestre. L’originale, à Paris, détruite pendant la Révolution française, est depuis remplacée par une copie. Les captifs sont tout ce qui reste de l’ensemble d’origine.
Jacques Jonghelinck, Sol, (ca 1565)
Prêt: Rijksmuseum, Amsterdam

Sol, une statuette en bronze exceptionnelle du XVIe siècle, jette un éclairage nouveau sur son auteur. Longtemps attribuée à Johan Gregor van der Schardt, des analyses matérielles récentes, en particulier de la technique de coulage, viennent étayer une attribution au sculpteur anversois Jacques Jonghelinck. La composition du bronze présente des similitudes frappantes avec celle d’œuvres documentées de Jonghelinck, qui a introduit dans les Pays-Bas historiques une pratique de coulage ramenée d’Italie.
Dans le cadre de l’exposition, Sol est réunie avec Luna, une œuvre provenant du Kunsthistorisches Museum à Vienne. La juxtaposition des deux statuettes met d’emblée en évidence leur remarquable parenté en termes de conception, de technique et de matériau. Les deux figures sont en outre dotées d’orifices destinés à l’écoulement de l’eau, ce qui laisse supposer qu’elles faisaient peut-être partie d’un ensemble de fontaines.
Egidio della Riviera (attribué à), Trois putti endormis, (avant 1609)
Prêt: Galleria Borghese, Rome

Ce relief raffiné et d’une composition ingénieuse, attribué au sculpteur malinois Gillis van den Vliete, alias Egidio della Riviera, représente trois putti endormis, élégamment entrelacés. Traditionnellement, on y voit les Oneiroi – Morphée, Phobétor et Phantasos –, les fils d’Hypnos, dieu du sommeil, et personnifications du monde des rêves. Selon une autre interprétation, ils représentent le Printemps, l’Été et l’Hiver.
Cette lecture est étayée par un dessin d’Antoon van Dyck, qui connaissait bien cette œuvre. Au XVIIe siècle, ce relief connaît un grand succès à Rome. Outre l’exemplaire de la collection Borghèse, des versions similaires sont répertoriées dans les collections des familles Giustiniani et Barberini. Cette vaste diffusion témoigne de la fascination que cette représentation élégante et quelque peu énigmatique a exercée sur les artistes et les collectionneurs.
À voir : la plus ancienne copie connue du Manneken-Pis, réalisée par Jacques van de Broeck (d’après Jérôme Duquesnoy)
Le Manneken-Pis est un personnage légendaire, véritable symbole de Bruxelles et de la Belgique. Le sculpteur bruxellois Jérôme Duquesnoy, concepteur du garçonnet, est actif à la cour d’Albert et Isabelle d’Autriche, qui gouvernent les Pays-Bas méridionaux et sont à l’origine du renouveau des arts en ce début du XVIIe siècle.

La commande du Manneken-Pis provient de la municipalité de Bruxelles. La sculpture de Duquesnoy n’a en réalité rien de très particulier : il s’agit ni plus ni moins d’un putto, un petit garçon nu typique de l’art de la Renaissance, en train d’uriner. Pourtant, le Manneken-Pis séduit d’emblée les habitants de la ville. En témoigne la version que vous voyez ici, elle est la plus ancienne copie de la statuette originale, que l’on peut admirer au Musée de la Ville de Bruxelles. La statuette du Manneken-Pis dans la rue de l’Étuve est aussi une réplique.
Le Manneken-Pis reste l’œuvre la plus célèbre de Jérôme Duquesnoy. Son fils, François Duquesnoy, s’est aussi illustré par ses putti, mais il a fini par surpasser son père. Il s’est rendu à Rome où il a collaboré avec le Bernin, le plus grand sculpteur baroque italien, à la réalisation des sculptures de la basilique Saint-Pierre. Les Fiamminghi ont donc également joué un rôle dans l’art baroque italien.
Images
Egidio della Riviera (attribué à), Trois putti endormis (détail) © Galleria Borghese, photo: Luciano Romano
Giambologna, Femme allongée en train d'écrire (Géométrie et Astrologie) © Victoria and Albert Museum, London
Jacques Jonghelinck, Sol © Rijksmuseum. Acquisition réalisée avec le soutien de 'Stichting tot Bevordering van de Belangen'
Francesco Bordoni & Pierre de Franqueville, Captifs provenant du décor du piédestal de la statue équestre d'Henri IV sur le pont Neuf © GrandPalaisRmn (musée du Louvre) / Stéphane Maréchalle
Francesco Bordoni & Pierre de Franqueville, Captifs provenant du décor du piédestal de la statue équestre d'Henri IV sur le pont Neuf © GrandPalaisRmn (musée du Louvre) / Stéphane Maréchalle
Willem Danielsz. van Tetrode, Écorché, Rijksmuseum. Acquisition réalisée avec le soutien de la VriendenLoterij et de M. H.B. van der Ven, La Haye
Egidio della Riviera (attribué à), Trois putti endormis (détail) © Galleria Borghese, photo: Luciano Romano
Giambologna, Ferdinand Ier de Médicis, photo : Cedric Verhelst pour meemoo. Art in Flanders © Fondation Jacquemart-André – Institut de France, Domaine de Chaalis, Fontaine-Chaalis (MJAC-Sc 487)
Elias de Witte, Spiritello, BK-20222. Rijksmuseum. Transfert de la gestion du Musée national des Antiquités de Leyde
Robert & Andries de Nole, Ignace de Loyola, BK-BR-989 Rijksmuseum. Prêt des Collections royales
Robert & Andries de Nole, Ignace de Loyola, BK-BR-989 Rijksmuseum. Prêt des Collections royales
Johan Gregor van der Schardt, Johann Neudörffer le Jeune, BK-C-1994-1. Rijksmuseum. Prêt du Cabinet royal de peintures Mauritshuis
Johan Gregor van der Schardt, Johann Neudörffer le Jeune, BK-C-1994-1. Rijksmuseum. Prêt du Cabinet royal de peintures Mauritshuis
Pieter Coecke van Aelst, Loggia de la demeure patricienne anversoise Den Grooten Sot, AV.0860, MAS | Museum aan de Stroom, Anvers, photo : Pat Verbruggen / Bart Huysmans & Michel Wuyts
Pieter Coecke van Aelst, Loggia de la demeure patricienne anversoise Den Grooten Sot, AV.0860, MAS | Museum aan de Stroom, Anvers, photo : Pat Verbruggen / Bart Huysmans & Michel Wuyts
Pieter Coecke van Aelst, L'Expulsion de l'apôtre Paul
Jacques van den Broeck après Jérôme Duquesnoy, ‘Manneken Pis’, 1630, bronze, Bruxelles, Musée de la ville de Bruxelles. Maison du Roi, photo : E. Laurent
Ferdinand Truyman, Dessin de reconstitution de la loggia de « Den Grooten Sot », 1888 (Archives municipales d’Anvers – 12#9655), AV.0862.1-4, MAS | Museum aan de Stroom, Anvers, photo : Bart HuysmansTextes
Texte mural 'Scultori Fiamminghi'.pdf
PDF 176 KB

Vernissage
08.10.26 Vernissage de l’exposition Scultori Fiamminghi et présentation du fruit de la résidence à M de l’artiste Élise El Yousfi


Visites guidées
- Du 09.10.26 au 28.02.27 – Visites guidées our des groupes de 15 adultes maximum

- 10.10.26 – Visite guidée à faible niveau de stimuli pour groupe de dix adultes
Visite guidée d’initiation à faible niveau de stimuli | M Leuven
Découvrez l’exposition Scultori Fiamminghi en compagnie d’un guide et de neuf autres amateurs de calme et de tranquillité.
- 06.11 et 07.11.26 - Visites pour familles avec des enfants de 8 à 12 ans
Visite guidée familiale pour les jeunes voyageurs | M Leuven
Saviez-vous qu’il y a plusieurs siècles, un groupe de sculpteurs flamands s’est rendu en Italie et y a bouleversé le monde de l’art ? Au cours de cette visite guidée, vous découvrirez comment les sculpteurs de l’époque réalisaient leurs œuvres.
Visite guidée familiale de l’exposition Scultori Fiamminghi à faible niveau de stimuli | M Leuven
Découvrez l’exposition Scultori Fiamminghi en famille, avant les heures d’ouverture de M Leuven, en compagnie d’un guide et de neuf autres amateur·rices de calme et de tranquillité.
- 12.11 et 28.11.26 – Pour les plus de 65 ans
Visite guidée d’initiation à l’exposition Scultori Fiamminghi | M Leuven
Au XVIe siècle, de nombreux sculpteurs des Pays-Bas historiques se sont rendus en Italie. Certains sont revenus au bout de quelques années, d’autres s’y sont installés et certains sont devenus les sculpteurs les plus influents de la Renaissance. Les Italiens les appelaient les Fiamminghi – les Flamands. L’exposition Scultori Fiamminghi raconte leur histoire pour la première fois.
Conférences
- Le jeudi 12 novembre 2026, Anna-Livia Smekens, Nadia Sels et Alexander Vandewalle donnent une conférence sur les représentations mythologiques du XVIe siècle à nos jours
Les représentations mythologiques du XVIe siècle comptent parmi les images les plus fascinantes de l’histoire de l’art. On y voit des corps en mouvement, des gestes dramatiques et des compositions exécutées avec grande virtuosité. Toutefois, les scènes représentées illustrent souvent des récits d’abus de pouvoir, d’enlèvement, de meurtre et de viol. Au cours de cette soirée « Matière à réflexion », la professeure Nadia Sels et le chercheur postdoctoral Alexander Vandewalle analysent de quelle manière interpréter ces images aujourd’hui.
- Le mardi 17 novembre 2026, Arjan de Koomen et Filip Vermeylen donnent une conférence sur les migrations artistiques au XVIe siècle
Pourquoi les artistes ont-ils et elles toujours voulu aller voir ailleurs ? | M Leuven
Attirés par l’omniprésence de l’Antiquité, la proximité de commanditaires influents et la possibilité de s’épanouir au sein d’un réseau artistique international, les sculpteurs des Pays-Bas septentrionaux et méridionaux se sont beaucoup rendus en Italie au XVIe siècle. Au cours de cette soirée « Matière à réflexion », le Dr Arjan de Koomen et le Dr Filip Vermeylen expliqueront à quel point la migration des artistes a façonné en profondeur l’histoire de l’art.
- Le jeudi 21 janvier 2027, Dimitrios Zikos et Frits Scholten donneront une conférence sur la vie et l’œuvre des sculpteurs du XVIe siècle Giambologna et Adriaen de Vries
Giambologna et Adriaen de Vries | M Leuven
Pourquoi les artistes vont-ils voir ailleurs ? Comment les voyages et les contacts internationaux permettent-ils de développer un langage artistique ? Et comment des échanges entre différentes villes, différents commanditaires et différentes cultures font-ils émerger l’innovation ? À travers la vie et l’œuvre des sculpteurs du XVIe siècle Giambologna et Adriaen de Vries, Dimitrios Zikos et Frits Scholten dépeignent de quelle manière la mobilité, l’ambition et le savoir-faire ont contribué à façonner l’histoire de l’art.
Publication accompagnant l’exposition
L’exposition est accompagnée de l’ouvrage Scultori Fiamminghi. Artistic Exchange in Sculpture between the Low Countries and Italy 1500 –1620.
La publication - en Anglais - retrace les influences artistiques réciproques entre la Renaissance du Nord et celle du Sud, des précurseurs à l’émergence de la période baroque, en passant par les figures de transition. Outre des textes de fond rédigés par des spécialistes internationaux, l’ouvrage contient également des descriptions catalographiques des œuvres prêtées pour l’exposition.

Scultori Fiamminghi. Artistic Exchange in Sculpture between the Low Countries and Italy 1500 –1620.
Éditions : Harvey Miller Publishers, une marque d’édition de Brepols Publishers
Concepteur graphique : Paul Van Calster (Anagram, Gand). Prix: € 59
CONTACT PRESSE
Nica Broucke
Ellen Verhelle
Marjan Debaene, directrice du département d’art ancien de M Leuven et commissaire de l’exposition, se fera un plaisir de vous fournir de plus amples informations. Envoyez un e-mail à : marjan.debaene@mleuven.be.
Avec le soutien de









