L’exposition la plus retentissante de 2016 en Flandre: « À la recherche d’Utopia » au M - Museum de Leuven

L’exposition la plus retentissante de 2016 en Flandre: « À la recherche d’Utopia » au M - Museum de Leuven

Jeudi 19 mai 2016 — La ville de Leuven a un anniversaire à fêter. Utopia, l’oeuvre emblématique de Thomas More, a été imprimée en 1516 à Leuven, il y a donc 500 ans. La ville universitaire compte fêter cela en grande pompe avec une exposition qui fera beaucoup parler d’elle, un festival urbain et un trajet unique de participation avec les citoyens de la ville. « À la recherche d’Utopia » sera non seulement la plus grande exposition flamande de 2016, mais présentera également un tas d’oeuvres encore jamais vues en Flandre. Pas moins de 90 chefs-d’oeuvre des quatre coins du monde seront réunis au M - Museum de Leuven.

Avec Utopia, Thomas More a créé une oeuvre aux multiples facettes. C’est également ce que font l’exposition « À la recherche d’Utopia » et les événements connexes. À l’endroit même où l’humanisme a laissé tant de traces, « 500 ans d’Utopia » entend alimenter la curiosité des visiteurs, enrichir leur vision tout en leur permettant d’aller plus loin. Thomas More cherchait à élargir nos horizons. C’est justement ceci que ce projet souhaite faire à l’égard du visiteur d’aujourd’hui.

Pièces maîtresses

Des maîtres flamands comme Quinten Metsys et Jan Gossaert et des artistes étrangers tels qu’Albrecht Dürer et Hans Holbein - entre autres - séduiront un vaste public. L’organisation est fière d’avoir reçu en prêt le célèbre Portrait d’Erasme de Quinten Metsys issu de la collection de la reine Elisabeth II du royaume Uni. De plus, cinq des sept sphères célestes authentiques de Leuven et les deux plus beaux astrolabes de Gerard Mercator et Adriaan Zeelst reviendront pour la première fois dans la ville. Le Prof. Dr Jan Van der Stock (Université de Leuven, KU Leuven), commissaire de l’exposition, est parvenu grâce à un concept original à mettre toutes ces oeuvres en valeur. 

« À la recherche d’Utopia » réunit au M - Museum Leuven des chefs-d’oeuvre de musées et de collections privées du monde entier . Une oeuvre fascinante est le Portrait d’un humaniste de Quinten Metsys provenant du Städel Museum à Francfort. Cette oeuvre est considérée comme un des portraits de l’histoire de l’art flamande. Le Portrait d’Erasme mondialement célèbre, également signé Quinten Metsys, est issu de la collection personnelle de la reine Elisabeth II du Royaume-Uni.

Tous les grands maîtres flamands de la fin du quinzième et du début du seizième siècle sont représentés. Outre Quinten Metsys, on y trouve des noms prestigieux comme Joachim Patinir et Jan Gossaert. Simon Bening, Simon Marmion, Herri met de Bles (Henri Bles) et Conrat Meit attireront également un large public. Albrecht Dürer, qui a voyagé en Flandre à cette époque, est représenté avec un des ses plus beaux portraits, un humaniste anonyme de la collection du cabinet des estampes de Berlin. Le sublime Portrait d’une jeune princesse danoise portant une sphère armillaire de Jan Gossaert de la National Gallery de Londres occupera une place centrale et sera le visuel de la campagne de l’exposition.

Les trois Jardins Clos de Malines méritent aussi une attention particulière. Les petites retables seront restaurées pour l’exposition et le public les verra pour la première fois à Leuven. Ensuite, elles partiront définitivement vers le nouveau musée de Malines. Il s’agit d’une primeur dont l’organisation est fière, entre autres parce que les Jardins Clos figurent sur la liste des chefs-d’oeuvre flamands.

Des tableaux uniques (re)viendront à Leuven, mais aussi les fameux instruments scientifiques de Leuven et tapisseries uniques qui s’inscrivent parfaitement dans le thème Utopia. 

Au seizième siècle, Leuven était mondialement célèbre pour la fabrication d’instruments scientifiques. De grands scientifiques comme Gerard Mercator, Gemma Frisius, Gualterus Arsenius et Adriaan Zeelst appartenaient tous à l’école de Leuven. Pour la première fois, dix instruments de Leuven du seizième siècle font partie d’une exposition. C’est même la première fois qu’ils reviennent en Flandre. Les spectres armillaires, astrolabes et globes célestes sont les fleurons d’un riche passé flamand. Les instruments des illustres maîtres flamands témoignent d’un savoir-faire artistique, technique et scientifique à nul autre pareil.

« À la recherche d’Utopia » est aussi l’occasion rêvée d’admirer la célèbre tapisserie bruxelloise représentant Le Jardin des Délices de Jérôme Bosch. Cette oeuvre a été donnée en prêt par l’Escorial de Madrid. D’autres tapisseries remarquables sont revenues ici après cinq siècles.

Infos pratiques 

A la recherche d'Utopia. 20.10.2016 >< 17.01.2017 au M-Museum Leuven

Commissaire d'exposition: Jan Van der Stock (KU Leuven)

www.utopialeuven.be 

 

 

 

À la recherche d’Utopia © Hans Holbein, Portrait de Sir Thomas More, 1527. National Portrait Gallery, Londres
À la recherche d’Utopia © Quinten Massys, Portrait of Erasmus of Rotterdam, 1517, Palazzo Barberini, Rome
À la recherche d’Utopia © Quinten Metsys, Portrait of a Scholar, c. 1525-1530. Städel Museum, Frankfurt am Main.
À la recherche d’Utopia © Quinten Metsys, Portrait de Pieter Gillis, 1517, Koninklijk Museum voor Schone Kunsten, Anvers
À la recherche d’Utopia © Jan Gossaert, Portrait de jeune princesse portant une sphère armillaire, c. 1530. The National Gallery, Londres.
À la recherche d’Utopia © Jardin clos avec la Sainte-Elisabeth, la Sainte-Ursule et la Sainte-Cathérine, c. 1520-1530. Stedelijke Musea Mechelen
À la recherche d’Utopia © Pierre Desceliers, Mappamundi (Carte universelle), 1550. British Library, Londres
À la recherche d’Utopia © Armillary Sphere, Louvain 1573, Bayerisches Nationalmuseum, Munich
Exposition © Utopia & More – Service d’Art et Patrimoine KU Leuven – Bibliothèque d’université KU Leuven
Exposition © Eutopia – Possibilté d’une île - Stad en Architectuur vzw.
Barrada, Yto<br/>Untitled (painted educational boards found in Natural History Museum, never opened, Azilal, Morocco; fig. 4), 2013-2015<br/>© Yto Barrada 2016, Courtesy Pace London; Sfeir-Semler Gallery, Hamburg, Beirut; and Galerie Polaris, Paris
Martin Le Chevallier, Münster, video installation, 2016, video still. <br/>© Spectre Productions – courtesy galerie Jousse Entreprise, Paris